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Articles et émissions TV liés à ValForêt

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ValForêt accueille vos questions et remarques.

TeleBielingue / PORTEFEUILLE

TeleBielingue,
Emission portefeuille du 26 juin 2020,
reportage: Louis Bögli

Le Quotidien Jurassien
27 novembre 2020
PB

Des îlots de régénération dans les pâturages

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Des îlots de régénération dans les pâturages
À la sortie du Fuet, en direction de Bellelay, promeneurs et automobilistes ont pu observer ces derniers temps l’apparition de plusieurs solides enclos en bois. Il s’agit en fait d’îlots de régénération destinés à favoriser la pousse de nouveaux arbres.

« Certains pâturages boisés ont été très fortement touchés par le bostryche ces deux trois dernières années, eplique Toni Oppliger, de la société de gestion sylvicole ValForet SA. Pour compenser les pertes, il faut replanter. Mais dans un pâturage, l’implantation de nouveau arbres se fait difficilement en raison de la pâture du bétail. Nous avons donc décidé d’utiliser une méthode que nous avons découcerte dans le canton de Vaud : il s’agit de créer des îlots de régénération, dans lesquels les arbres et buissons nouvellement plantés sont protégés du bétail. »

La sécheresse et le bostryche ayant fait plonger le prix du bois ces derniers temps, les propriétaires de forêts se retrouvent souvent avec de gros stocks de troncs sans valeur sur les bras. C’est donc sans regret qu’ils ont accepté d’en céder une partie pour la construction des îlots. « il est prévu que ces barrières restent en place jusqu’à ce que les nouvelles pousses n’aient plus besoin d^être protégées du bétail, poursuit Toni Oppliger. Cela prendra 10 à 15 ans, et, durant ce laps de temps, les troncs vont se dégrader dans un cycle naturel, pour finalement se transformer en humus et donc profiter à la faune et à la flore. »

On aurait pu imaginer que les agriculteurs ne voient pas d’un bo œil cette réduction de la surface herbeuse à disposition du bétail, mais il n’en n’est rien. «  Nous avons souvent placé les îlots près de cailloux ou de souches, précise Toni Oppliger. Et puis, certains agriculteurs nous ont même encouragés dans notre démarche parce que les animaux commancent à sérieusement manquer d’ombre pendant les périodes les plus chaudes. »

Une idée reprise.
Sur les sept communes qui sont actionnaires, la société ValForêt à installé 19 de ces nouveau îlots. Dont sept à la sortie du Fuet. « Mais on constate aussi que, depuis, plusieurs autres gestionnaires sylvicoles ont repris l’idée », ajoute Toni Oppliger.

En D’autres termes, ce genre de construction va désomais faire partie de certains paysages.

Journal du Jura
22 juillet 2020
Sébastien Goetschmann

Au confins de la biodiversité

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La création de lisières étagées est bénéfique à la fois pour la flore et la faune. Elle participe en effet à multiplier les types d’habitats entre la forêt et les zones agricoles.

Visuellement, le résultat n’est pas très impressionnant, voire déroutant. Une lisière étagée se compose en fait de plusieurs strates différenciées:la forêt, un cordon de buissons, une bande herbeuse, puis les terres cultivées. Des tas de bois, comme laissés à l’abandon, ajoutent encore à donner un aspect quelque peu négligé pour les passants habitués à concevoir la lisière comme élément marquant du paysage. Jean-Marc Friedli, directeur de ValForêt SA, nous donne rendez-vous en bordure de la forêt de la Côte, à Tramelan, pour expliquer l’importance de la lisière étagée.

Sur cette parcelle, qui offre 30 m d’espace libre avant d’atteindre la futaie, les premiers travaux ont été menés en 2012. «Le problème dans une région calcaire avec de fortes précipitations, c’est que le hêtre domine très majoritairement la composition des forêts», explique le garde forestier.

L’arbre à feuilles caduques représente 90% de la composition de la forêt de la Côte, auxquels s’ajoutent 10% de sapins, épicéas et érables. Le hêtre prédomine car, en grandissant, il intercepte la lumière, étouffant ainsi ses concurrents et empêchant le sous-bois de se développer. Seuls poussent à son pied du lichen, de la mousse et des champignons.

«Ce n’est évidemment pas idéal pour la biodiversité. Notre intervention consiste donc à procéder à une grande coupe en lisière.» Ensuite, la nature reprend d’elle-même ses droits.

Nature disparate
«Il est rare que nous devions planter des espèces, puisque la végétation pionnière croît naturellement.» Ce sont principalement des espèces héliophiles qui se délectent de la place qui leur est offerte: sureau rouge et noir, alizier blanc, saule marsault et blanc, viorne lantane et obier, chèvrefeuille, nerprun, églantier, aubépine, noyer, se développent à loisir, formant une bande hétéroclite de buissons et arbustes.

La zone herbeuse comprend, elle aussi, une riche variété de fleurs. Ensuite, il suffit de surveiller et entretenir la végétation qui s’est développée. «Ici, nous allons couper certaines espèces envahissantes pour conserver un maximum de diversité.»

Plus il y a d’essences, plus la biodiversité est importante. «La variété des habitats permet aux animaux de trouver un abri adapté. En quelques années, nous avons vu une différence. Ce sont principalement des petits mammifères comme l’hermine, le lièvre ou le hérisson, mais également de nombreux insectes et batraciens, qui sont revenus ici. Cela influence aussi les populations d’oiseaux, qui se nourrissent d’insectes.»

Gardiens de la forêt
Œuvrant sur un territoire de 12 communes du Jura bernois, la société ValForêt aménage chaque année environ 500 mètres linéaires de lisières étagées. Les coûts de ce genre d’interventions, qui entrent dans la Politique forestière 2020 et la Stratégie biodiversité Suisse, sont partagés entre la Confédération, le canton et les propriétaires.

Il faut en général entre trois et huit ans pour voir un dégradé se former après une coupe, selon l’exposition au soleil et la qualité du lit de germination. Si ces actions favorisent la biodiversité, c’est l’exploitation normale des forêts qui y contribue le plus largement.

Journal du Jura
23 juin 2020
Sébastien Goetschmann

Du bois local à disposition 24H sur 24

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ValForêt SA a ouvert un shop en libre-service au Moulin-Brûlé. Bricoleurs du samedi ou professionnels y trouveront divers articles provenant des forêts alentour.

Fort du constat que la volonté politique et privée de chercher des solutions durables s’affiche de plus en plus, ValForêt SA a ouvert un shop en libre-service. Il se trouve sur la commune de Tramelan, au Moulin-Brûlé.Le consommateur moyen peine, en effet, à trouver du bois local au détail, à moins de prendre congé en semaine pour se rendre dans une scierie ou une menuiserie. Le bricoleur du samedi se résigne donc immanquablement à aller dans un supermarché, où l’on trouve essentiellement du bois d’importation.

“Le but de ce shop est de reconnecter le client au produit local.” J-M.F

«Certes, les prix sont globalement un peu plus chers, mais dans ce shop unique en son genre le bois provient de nos forêts et toutes les étapes de production ont été réalisées par des artisans à moins de 12km à la ronde», affirme Jean-Marc Friedli, directeur de ValForêt SA. Certains produits sciés sont même parfois moins onéreux qu’en grande surface et, surtout, ils profitent au tissu économique de la région.

Le fonctionnement de ce petit magasin est basé sur la confiance, malgré la présence d’une caméra de surveillance. Les clients ont un bulletin à disposition, sur lequel ils indiquent les articles qu’ils désirent acheter. Chacun fait son propre total, qu’il est possible de payer en espèces sonnantes et trébuchantes, via l’application Twint, ou encore sur facture.

Les clients glissent ensuite leur bulletin dûment rempli dans la boîte, quel que soit le mode de paiement choisi. «Il est aussi possible de passer commande pour une grande quantité de marchandise», ajoute Jean-Marc Friedli.

Valeur ajoutée locale
Piquets, planches, carrelets, lattes, demi-cercles, etc. sont proposés dans le shop. «J’ai discuté avec quelques menuisiers et scieurs pour savoir quel genre de produits leur était parfois commandé au détail», explique Roman Bueche, forestier stagiaire fortement impliqué dans la mise en fonction et l’aménagement du local. «Il faudra voir ensuite ce qui fonctionne et adapter notre offre.» Les suggestions sont d’ailleurs les bienvenues. Il suffit de glisser un petit mot dans la boîte.

Les produits agencés proviennent de sapins, épicéas, douglas et mélèzes, qui font tous partie des 5500 ha de forêts que couvre la société. Une plus-value non négligeable pour le commerce local. «Les petits piquets, par exemple, avant, on les envoyait à l’exportation dans des fabriques de papier pour un prix dérisoire ou on les laissait simplement pourrir sur place», ajoute Roman Bueche. «Là, on a une valeur ajoutée dix fois supérieure grâce au travail fourni par les artisans d’ici.»

Jean-Marc Friedli estime que 50m³ de bois pourraient être vendus annuellement au shop. Une goutte d’eau dans la mer, comparé aux 22000m³ produits par ValForêt. «Si on atteint un chiffre d’affaires de 30000 fr. par an, ce serait déjà bien. Ce n’est bien sûr pas ça qui va sauver les propriétaires forestiers, souvent déficitaires. Mais le but de ce projet est avant tout de reconnecter le client au produit et au producteur de sa région.»

«Et c’est quand même sympa de penser que le bois utilisé pour fabriquer les planches de sa terrasse ou les rondins de son verger provient de la forêt juste en face de chez soi», conclut Roman Bueche.

 

Quotidien Jurassien
04 avril 2019
CLR

Six cent cinquante sapins terrassés par une attaque de bostryche curvidenté

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Les Tavannois, promeneurs et automobilistes de passage, l’auront sans doute remarqué. Ces derniers jours, une vaste opération d’abattage d’arbres se déroule dans le massif forestier situé à l’ouest du village, sur le plateau d’Orange. La trouée, impressionnante, est bien visible depuis la route cantonale reliant Tramelan à Tavannes, à la hauteur du manège et du terrain de football. Et pour cause: ce ne sont pas moins de 650 sapins blancs qui auront été coupés d’ici la fin de la semaine prochaine, victimes d’une attaque de bostryches curvidentés. L’opération, menée par Valforêt SA en collaboration avec l’Office cantonal des forêts, vise à empêcher que le phénomène ne s’étende plus loin, et en particulier dans les forêts protectrices situées à proximité.

Des forêts à surveiller de près
Comme l’explique Jean-Marc Friedli, directeur de Valforêt SA, la région est plutôt habituée à la présence du bostryche typographe, qui s’attaque aux épicéas. Le bostryche curvidenté, pour sa part, sévit d’ordinaire plutôt dans les régions de plaine. Mais suite à la sécheresse de l’été dernier, le bostryche curvidenté a trouvé dans la région un climat propice à sa prolifération.

Garde forestier en charge du secteur de Tavannes au sein de Valforêt, Toni Oppliger a détecté la présence du scolyte dans le massif forestier de la bourgeoisie de Tavannes l’automne dernier. Ce sont de petites coulées de résine accompagnées de petits trous sur l’écorce de bon nombre de sapins qui l’ont alerté. «Contrairement au bostryche typographe, le bostryche curvidenté hiberne non pas dans le sol mais dans l’écorce», explique-t-il. En attaquant l’écorce puis l’aubier, les scolytes forment des dessins dans le bois et, surtout, coupent le passage de la sève. Le sapin peut alors sécher en quelques mois. «Il est nécessaire d’agir dès maintenant car ce scolyte peut proliférer très vite si le printemps devient chaud rapidement», indique Jean-Marc Friedli.

C’est ainsi que l’abattage de pas moins de 650 arbres (800 m3 de bois) a été décidé. «D’autres petits foyers ont été repérés dans le Jura bernois, notamment dans la région du Raimeux. Mais les dégâts ne sont pas aussi conséquents qu’à Tavannes», souligne Lucien Blaser, ingénieur forestier au sein de la division forestière du Jura bernois à l’Office cantonal des forêts, qui invite les propriétaires de forêts à surveiller de près leurs biens ce printemps. «Nous redoutons en effet des cas importants.»

Le bois abattu est coupé et écorcé sur place. Il finira en bois de charpente, en panneaux ou ira alimenter l’industrie du papier. Il sera toutefois difficile d’en tirer un bon prix. «D’habitude, le résineux est recherché. Mais suite aux tempêtes du début de l’an dernier et aux attaques de bostryches qui ont suivi, le marché est saturé et ce bois est bradé. C’est d’autant plus regrettable qu’on sait qu’on en manquera par la suite», grimace Lucien Blaser.

Journal du Jura
16 mars 2019
Michael Bassin

Abattre les menaces et rechercher les protections

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Vaste opération de sécurisation
Les deux tiers des travaux ont d’ores et déjà été effectués. Si bien que d’ici une semaine les automobilistes pourront à nouveau emprunter la route longeant la Trame entre le Pont de la mort et le Moulin brûlé. Et les habitués pourraient être surpris tant la zone a visuellement changé d’aspect, devenant bien plus aérée. Mais gare à ne pas presser sur le champignon, la route n’a pas été élargie!

Depuis douze jours, ValForêtSA exploite les lieux en collaboration avec divers organismes cantonaux (offices des Ponts et chaussées, des Forêts, inspection de la Pêche) et la Bourgeoisie de Tavannes, propriétaire principale de la zone. Le but? Sécuriser la route qui voit quotidiennement passer 2000 à 2200 véhicules, et où il n’est pas rare d’y trouver branches et cailloux.

Les chantiers sont multiples. Il s’agit notamment d’abattre les nombreux arbres menaçants. «Ce phénomène s’est accentué depuis deux ans», explique Jean-Marc Friedli, directeur de ValForêt. «Le peuplement de frênes situés à l’extrémité ouest a été anéanti par un champignon qui décime une forte partie de cet espèce en Europe.»

Côté nord, ce sont les chutes de pierres répétées qui ont blessé des arbres, dont les pieds ont ensuite pourri. Enfin, des végétaux aux couronnes asymétriques posent également problème en période froide. «L’humidité de la rivière se fixe sur les branches sous forme de givre. Chaque jour, le poids augmente, finissant par tirer à terre les feuillus», détaille le garde forestier.

Des remparts naturels
Comme l’explique Jean-Marc Friedli, cette forêt est reconnue comme étant protectrice contre les chutes de pierres. Si bien que les opérations menées ces jours ne se limitent pas à supprimer les menaces, mais également à traiter la zone de telle manière à ce que les arbres puissent stopper ou freiner les cailloux. Il s’agit par exemple de favoriser la régénération naturelle en amenant de la lumière. «Ce genre d’entretien est nettement moins onéreux que des ouvrages de protection en dur», relève Jean-Marc Friedli.

Les quatre à dix personnes qui œuvrent sur le chantier s’occupent aussi de la Trame, où des amoncellements de bois obstruent le lit de la rivière. «Lors de grandes crues, l’eau s’accumule derrière ces embâcles qui finissent par céder. Et les dégâts en aval peuvent être conséquents», indique le spécialiste. «Ici, le travail consiste à couper les arbres menaçant de tomber en travers de la rivière et de vider le lit de cette dernière des arbres morts à risque.»

Les truites pas oubliées
Le hic, c’est que ces amas de bois sont souvent intéressants pour la faune piscicole. Dès lors, pour compenser leur disparition, plusieurs mesures (comme des troncs fixés) ont été réalisées. Seul du matériel in situ a été utilisé pour recréer ce qu’on pourrait appeler de nouveaux embâcles… mais pensés et maîtrisés cette fois-ci!

Le coût des travaux est chiffré à 90 000 francs. Le bois exploité poursuivra savie dans les chaudières de Tramelan et de Reconvilier, dans des scieries, de Suisse et du Plateau de Maîche, dans des panneaux, en Suisse, dans du textile, en Autriche, ou en papier, en Italie.

Quotidien Jurassien
16 mars 2019
oza

Lumière sur le grand chantier forestier

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Le paysage a changé de manière drastique aux abords de la route cantonale qui longe la Trame, entre Le Fuet et Tramelan. Le tronçon a été fermé à la circulation il y a deux semaines pour permettre d’importants travaux de sécurisation, auxquels se sont ajoutées diverses mesures sylvicoles et piscicoles.

Hier, en matinée, la société de gestion sylvicole ValForêt ainsi que des représentants de l’Office des ponts et chaussées, de l’Office des forêts, de l’Inspection de la pêche et de la Bourgeoisie de Tavannes ont présenté en détail l’impressionnant chantier qui devrait, pour sa plus grande partie, s’achever la semaine prochaine avec la réouverture de la route.

«Il était primordial de sécuriser le tronçon en abattant les arbres menaçants. Il n’y a pas eu de gros entretien depuis des décennies, et l’on observe depuis 2 ans une accentuation du phénomène de chute sur la route», relève Jean-Marc Friedli, directeur de ValForêt. Entre les frênes attaqués par le champignon Chalara fraxinea, les arbres soumis aux chutes de pierres répétées et l’humidité issue de la rivière provoquant le gel des branches et donc l’augmentation de leur poids, les risques sont conséquents.

L’abattage réalisé sur les lieux permet également une régénération de la forêt. «Comme il s’agit d’une forêt protectrice, nous laissons délibérément des troncs et souches afin de retenir les chutes de pierres, précise Jean-Marc Friedli. Ce genre d’entretien est nettement moins onéreux que des ouvrages de protection en dur.» Les travaux sont toutefois compliqués au vu du caractère abrupt du secteur.

Habitats favorables
Côté rivière, l’Office des forêts participe à la lutte contre le risque d’embâcles, qui sont des amoncellements – de bois surtout – obstruant le lit. Ce grand nettoyage n’est pas sans conséquence pour la faune piscicole, d’où l’intervention de l’Inspection de la pêche. Gérard Zürcher a précisé hier le but de son action: «Certains embâcles qui ont été liquidés sont positifs pour la faune. Aussi est-il nécessaire de recréer des habitats favorables en utilisant par exemple les matériaux issus de l’abattage.»

Cinquante camions
Au total, les travaux ont été devisés à 90 000 fr. Entre trois et dix personnes sont employées sur le chantier. Notons également que l’abattage a permis d’exploiter un volume de bois de 1200 mètres cubes, soit 50 camions. Il s’agit principalement de bois énergie, mais aussi de bois de sciage, de bois à panneaux, de bois pour textiles et de bois pour papier.

agrihebdo.ch
11 décembre 2018
AGIR

 

Un projet de gestion du bois dans le Jura bernois

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Trois gardes forestiers sont à l’origine d’un projet d’économie forestière axé sur une gestion efficiente, dynamique et centralisée du bois dans le Jura bernois, sous le nom de Val Forêt SA. Le projet est soutenu à hauteur 100’000 fr. par l’Aide Suisse aux Montagnards (ASM).

Jean-Marc Friedli, Sylvain Droz et Toni Oppliger, trois gardes forestiers de la région Tramelan-Tavannes et Petit-Val ont réuni leurs compétences sous un même toit pour lancer un projet d’économie forestière ayant pour objectif une gestion dynamique et centralisée du bois et visant l’élargissement de la vente de produits forestiers locaux ainsi que l’adaptation au marché actuel, informe aujourd’hui dans un communiqué l’Aide Suisse aux Montagnards (ASM) qui a participé au financement de cette opération à hauteur de 100’000 fr. Les communes de Petit-Val, Rebévelier, la Scheulte, Saules, Tramelan et les bourgeoisies de Saicourt et Tavannes ont activement collaboré à la réalisation de ce projet en constituant une SA de communes en mars 2018. C’est ainsi qu’est née Val Forêt SA dont la structure est opérationnelle depuis juin 2018 et qui représente un investissement total de 590’000 fr. 

L’entreprise, présidée par Claude-Alain Paroz, et dirigée par Jean-Marc Friedli, emploie les trois gardes-forestiers à l’origine du projet, un secrétaire, ainsi que deux bûcherons. Le fonctionnement de Val Forêt SA est le suivant: chaque propriétaire public possède une part du capital-actions en fonction d’une clé de répartition prenant en compte les valeurs de rendement des peuplements de chaque actionnaire. Les frais et les recettes de la gestion courante des boisements sont ainsi entièrement transférés à la nouvelle société, chaque actionnaire restant propriétaire de ses forêts. L’économie forestière, souligne Jean-Marc Friedli, a un impact régional important. Le garde forestier précise que 50% de la surface du Jura bernois est constituée de forêts.

Domaines d’activité
Les activités de Val Forêt comprennent la gestion du patrimoine forestier de ses actionnaires dans un esprit durable de rentabilité. L’entreprise garantit le bon fonctionnement de la forêt, soit protection physique, paysagère et biologique, production. Elle réalise des tâches étatiques – déléguées par l’office cantonal bernois des forêts (OFOR) – de triage, comme la police forestière, le martelage, le conseil aux propriétaires privés, la surveillance des dangers naturels. Val Forêt assume aussi des travaux pour des tiers notamment dans la commercialisation de bois, la planification et le suivi de dessertes ou le conseil. La mise en valeur et la transformation des produits forestiers fait également partie de ses prestations. Elle approvisionne par exemple les chaufferies de la région en copeaux de bois et vend du bois de service ainsi que du bois de feu en bûche. Elle entretient les chemins forestiers, crée des îlots de régénération en pâturage boisé et des lisières étagées, détaille le communiqué.

Val Forêt commercialise son bois en Suisse à 50% et 50% à l’étranger, notamment en Autriche, en Italie, en France et jusqu’en Chine avec la vente de produits bruts. Son objectif principal, cependant, est de mieux valoriser la vente de produits transformés dans la région, comme par exemple les planches de façades et de développer d’autres marchés de niche.

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ValForêt SA

Route de Bellelay 1 - 2712 Le Fuet

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